Le brocard « du jardin »

S’il y a bien quelque chose dont je ne me lasse pas, c’est la vue de la faune sauvage dans ce petit espace vert, bordé par les bois, juste derrière le jardin. Des geais, des écureuils, des sangliers, des chevreuils…

Et surtout UN chevreuil.

J’ai pris mes précautions au début. Photographier à travers les vitres, sans me faire voir. Entrouvrir la fenêtre, délicatement. Oser un premier pas dans le jardin en sa présence. Puis un deuxième…

Il s’est habitué aux humains dans les jardins, aux aboiement des chiens, au chant de mes perruches.

Par une belle soirée, je l’ai vu en lisère de bois, loin. N’y tenant plus, je suis sortie sur la terrasse. De fleur en fleur, ses fines pattes l’ont porté plus près. Dès le départ, il m’a sentie, il m’a vue, entendue, c’est certain. Et pourtant, l’élégante silhouette a continué son chemin, droit sur moi. A quelques tout petits mètres de moi.

Un quart d’heure de tête à tête, rythmé seulement par le clic de l’appareil photo et la décapitation de quelques fleurs. Nos deux curiosités face à face, son espièglerie contre ma fascination, sa gourmandise inconsciente face à la prédation potentielle. Je suis inoffensive, mais qu’en sait-il?

C’est le chat qui a mis fin à l’entrevue. Définitivement trop entreprenant pour un premier rencard.

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