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Très bonne visite. Cécile

Reportage : les Ruchers du Dourdannais

Les Ruchers du Dourdannais, c’est une exploitation apicole bio située au cœur de l’Essonne. Elle est gérée en famille de façon artisanale et dans un grand respect de la nature. Après deux jours d’observation détaillée, voici un petit compte rendu en images.

L’environnement

Cyril et Nathalie WAY sont des apiculteurs amateurs, ils produisent du miel bio avec une centaine de ruches. Ils récoltent du miel de printemps, d’acacia, de châtaigner et de sarrasin. Un nouveau miel est en cours d’élaboration, je n’en dirai pas plus mais vu l’enthousiasme de Cyril, je suis pressée d’y gouter! ;)
Pour garantir un environnement sain à leurs abeilles, ils ont placé leurs ruches dans un cadre privilégié, résultat d’un partenariat avec deux agriculteurs bio, Franck Chevallier et Daniel Evain. Ils sont membres du CANIF, une association crée pour la conservation, la sélection et le développement de l’abeille noire (Apis mellifera mellifera).

Capture d’essaims sauvages

Quand une ruche essaime ou que des particuliers signalent un essaim sauvage à proximité de chez lui, Cyril peut les récupérer. C’est une opération sans danger pour le voisinage, qui se déroule rapidement, dans le calme et la bonne humeur, parfois même en famille.

Marquage et introduction d’une nouvelle reine

La reine est sensiblement plus grosse que les ouvrières. Cependant, pour la repérer facilement au milieu de milliers d’abeilles, il faut la marquer. Pour cela, on capture la reine et on la maintient immobile quelques secondes, le temps de lui coller une pastille sur le dos ou de lui faire un petit point de peinture.

Il est parfois nécessaire de remplacer une mauvaise reine, c’est à dire une reine agressive, qui a tendance à essaimer ou qui ne pond plus en quantité suffisante, menaçant la survie de la colonie. La ruche ainsi que la nouvelle reine qui lui est destinée sont légèrement aspergées d’un mélange naturel à l’huile essentielle d’eucalyptus afin de limiter les odeurs étrangères et de prévenir un rejet de la reine. Celle-ci est ensuite libérée de sa cagette et posée sur un cadre.

Manipulation des cadres et récolte

Lors de la manipulation des cadres, une fumée froide est utilisée afin d’inciter les abeilles à rentrer dans la ruche. Cette fumée est produite dans un enfumoir avec des granulés 100% naturels à la paille de lavande.

Chaque ruche est suivie individuellement. Le corps de la ruche contient en son centre la reine, le couvain et en périphérie les provisions nécessaires à la survie de la colonie jusqu’au printemps suivant ; il n’est donc pas récolté. Lorsque la colonie est forte, on ajoute des hausses au dessus du corps de la ruche. Une grille à reine est posée afin que seules les ouvrières puissent monter dans les hausses. Ainsi, elles contiennent uniquement du miel : c’est la partie récoltable de la ruche.

Jusqu’à 3 hausses peuvent être ajoutées à la ruche. Elles sont récoltées lorsque le miel est operculé. La veille de la récolte, un chasse-abeilles est posé sous la hausse pleine. Celui-ci permet d’évacuer les abeilles en douceur : en effet, elles peuvent descendre mais ne savent plus remonter dans la hausse.

Le lendemain, la hausse peut être récoltée sans stress ni pour les abeilles, ni pour l’apiculteur : il n’y a plus aucune abeille sur les cadres.

Le pollen est également récolté, à l’aide d’une trappe à pollen. Le principe est simple : une grille munie de trous est positionnée à l’entrée de la ruche, elle permet le passage des abeilles, mais pas celui de tout le pollen qu’elles portent. Le pollen tombe alors dans un tiroir. La trappe à pollen n’est utilisée que sur les ruches les plus fortes, durant 3 à 4 jours toutes les deux semaines. Utilisé plus longtemps, les abeilles apprennent à contourner cette difficulté. Quant à la propolis, elle est récoltée à l’aide d’une grille à propolis placée sous le couvre-cadres. La dimension de ses mailles incite les abeilles à créer de la propolis pour boucher les trous.

Du cadre au pot : la miellerie

Une fois les hausses récoltées, elles sont entreposées à la miellerie. Chaque cadre est désoperculé manuellement avant d’être placé dans l’extracteur, qui agit par la force centrifuge.

Le miel s’écoule dans un seau, lui-même versé dans un maturateur muni de deux filtres. Il est ensuite laissé une semaine à reposer afin que les impuretés remontent à la surface.

Et voilà notre pot, prêt à être mangé. Mmmm, qu’il est bon !

Remerciements

Quand Cyril m’a contactée pour me demander de venir prendre quelques photos de ses activités, j’étais ravie : j’allais apprendre plein de choses passionnantes que peu de gens ont la chance de voir d’aussi près et repartir avec quelques pots de son délicieux miel. Après deux jours à tout observer, je suis revenue conquise.

Pour tous ceux qui, comme moi, ont envie de consommer différemment, de savoir d’où leur alimentation provient et comment elle est produite, des solutions existent, à commencer par un retour vers les petits producteurs locaux qui ont le souci du travail bien fait, et c’est vraiment le cas aux Ruchers du Dourdannais.

Je tiens à remercier chaleureusement Cyril et Nathalie WAY pour leur accueil amical et leur confiance. Je n’étais pas bien loin de chez moi, et pourtant, ces deux jours ont été vraiment dépaysants. Un peu de simplicité et d’authenticité, ça fait tellement plaisir.

Espace Rambouillet

Le temps d’un après-midi, entre deux averses, nous sommes retournés faire un petit tour à l’Espace Rambouillet, presque un an après notre première visite. Nous avons eu la chance de voir quelques cerfs et chevreuils près des observatoires. Un peu plus loin, de nombreuses volières contiennent des couples de rapaces diurnes et nocturnes, et la nurserie permet d’observer de très jeunes buses variables et divers oeufs en couveuse. Le spectacle de rapace était encore une fois impressionnant. Et comment résister au regard du pygargue de Steller ?

Baie de Somme 2012

Quel temps pourri !
Ca fait longtemps que je n’étais pas rentrée aussi frustrée de vacances. Trois jours de pluie et de vent, pas d’aigrettes, les passereaux restent cachés.

Grâce au Festival de l’Oiseau, nous avons quand même pu nous délecter de magnifiques expositions photographiques, d’une sympathique balade en bateau sur la Baie et d’une visite guidée du Parc du Marquenterre avant les heures d’ouverture.

A défaut de voir de jolis oiseaux, je suis allée me consoler auprès de vaches léchouilleuses et de chevaux amateurs de foulards… Évidemment, certains n’ont pas pu s’empêcher d’immortaliser la scène ! ;)

Une « grenouille » dans le garage!

Il y a des matins où l’on s’imagine qu’on va zoner dans la maison en pyjama jusqu’à midi. Ces journées tranquilles mais banales, où l’on sautille de passe temps futile en occupation faussement nécessaire. C’est sans compter sur le hasard, qui décide parfois de nous rappeler à l’ordre.

Céciiile, réveille-toi, il y a une grenouille dans le garage!
Tel fut le cri de mon père, lancé depuis le bas de l’escalier de bon matin.

La grenouille s’est avérée être un gros crapaud commun, bien content de retrouver le gazon humide après quelques minutes coincé sous une boite en plastique. Deux trois photos pendant qu’il rejoignait d’un pas raide mais décidé le dessous de la haie, tout en surveillant de ses grands yeux globuleux la fille mal coiffée aux paupières lourdes et aux genoux terreux.